VILLE, SANTÉ ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

par Michel RICARD,
Chaire UNESCO pour le développement durable

La santé, composante essentielle du développement durable

La santé est une préoccupation majeure du développement durable comme le souligne le principe de
la déclaration de Rio sur l’Environnement et le Développement de 1992 : « les êtres humains sont au
centre des préoccupations relatives au développement durable. Ils ont droit à une vie saine et
productive en harmonie avec la nature ».
Les participants à la Conférence sur le DD en 2012 (Rio+20) ont insisté sur le lien étroit entre la
santé et le développement durable et rappelé les diverses problématiques qui s’y rattachent :
– accès à de meilleures sources d’énergie qui permettent de réduire la pollution de l’air
intérieur et extérieur et de faire sensiblement baisser le nombre de cas de pneumonie chez
l’enfant et de maladies cardiovasculaires et respiratoires chez l’adulte;
– un urbanisme mieux adapté avec des logements et des moyens de transports plus
durables et plus économes en énergie, permettant de réduire considérablement de nombreux
risques de MNT – maladies non transmissibles (notamment les maladies cardiovasculaires et
pulmonaires dues à la pollution atmosphérique);
– un meilleur assainissement pour éviter la propagation des maladies transmissibles;
– des systèmes alimentaires plus durables afin de combattre la faim et plus sécurisés afin de
contribuer à l’amélioration de la santé et de la nutrition;
– une utilisation plus raisonnée des ressources en eau afin de répondre aux besoins
fondamentaux en eau potable tout en assurant une meilleure gestion des ressources en eau pour
l’agriculture et l’industrie;
– des normes minimales de sécurité et de santé pour tous les emplois et postes de travail
afin de réduire le nombre de cancers, d’affections respiratoires chroniques, de traumatismes et
de décès prématurés.
L’analyse de ces diverses problématiques montre que l’aménagement du territoire présente une
interaction forte avec la santé des populations, particulièrement dans nos sociétés industrialisées
majoritairement urbanisées. En effet, l’état de santé d’une population ne dépend pas seulement de
la qualité du système de santé qui lui est proposé, mais d’abord de ses conditions de vie ainsi que
des déterminants sociaux, environnementaux et économiques.

Le contexte de la santé dans le monde

Des progrès indéniables ont été obtenus en terme de santé publique lors de la dernière décennie,
mais force est de constater que l’environnement devient un déterminant de plus en plus fort puisque
son mauvais état est à l’origine d’un quart de la morbidité et de la mortalité humaine.
L’interdépendance entre dégradation de l’environnement/processus de développement et santé
apparaît donc comme un enjeu principal du développement durable.
En effet, la santé peut être à l’origine de ralentissement économique (ainsi le paludisme a-t-il
provoqué dans les pays endémiques africains un ralentissement de la croissance économique allant
jusqu’à 2% par an). Dans d’autres cas, la santé est fortement dégradée par les processus de
développement eux-mêmes : c’est le cas lorsque le développement s’accompagne de mouvements
migratoires, de phénomènes de métropolisation rapides et difficiles à gérer/maîtriser, couplés à une
augmentation de la pauvreté et à des injustices sociales et économiques.
L’évolution et la dégradation de l’environnement ont des effets sur la santé humaine de plus en plus
marqués et cette interdépendance entre qualité environnementale et santé publique fait ainsi
apparaître de nouveaux risques pour le 3ème millénaire.
      -> 4 grandes familles de déterminants de la santé
• Biologie humaine
– Facteurs individuels, génétiques et biologiques, tels que l’âge, le sexe, les caractéristiques héréditaires.
Facteurs généralement non modifiables.
• Facteurs environnementaux
– Liés à l’état des milieux dans lesquels évoluent les populations : qualité de l’air, de l’eau, des sols,…
– Liés au cadre de vie: habitat, aménagement du territoire, transports, équipements et services
publics,…
– Liés à l’entourage social : famille, amis, emploi, pauvreté, soutien social,…
– Liés à l’environnement économique
Facteurs non modifiables individuellement mais qui constituent des leviers d’action pour promouvoir
la santé via des politiques publiques adaptées
• Habitudes et conditions de vie
– Facteurs comportementaux relevant de décisions individuelles : comportements à risque,
addictions, alimentation, travail, culture, éducation, activités physiques, comportement sécuritaire,…
Facteurs modifiables qui relèvent de décisions individuelles mais fréquemment influencées par
l’environnement socio-culturel.
• Organisation des soins de santé
– Facteurs liés au système de soins : accessibilité et qualité de l’offre de soins tant préventifs que
curatifs : soins de santé primaire, services spécialisés,…
Facteurs influencés par les politiques de santé et l’environnement socio-culturel.

Situation de la santé au niveau mondial

Au niveau mondial l’on note une amélioration régulière et globale de la santé, malgré de fortes
insuffisances et des inégalités marquées.
• Une amélioration régulière de la santé :
La dernière décennie est marquée par une augmentation de la durée de vie moyenne dans toutes les
parties du monde : dans les pays en développement, le pourcentage des individus dont l’espérance de vie est inférieure à 60 ans a chuté de 38% à 19% entre 1990 et 1999. L’éradication des diverses
maladies infectieuses ont fait des progrès sensibles, à l’exemple de la poliomyélite. La couverture
vaccinale contre la DTC (diphtérie – tétanos – coqueluche) atteint 80 % dans la majorité des pays
contre 30 % il y a 20 ans.
• Des inégalités et insuffisances criantes qui persistent :
Malgré des progrès sanitaires indéniables, les problèmes de santé continuent de freiner le
développement : l’espérance de vie est de plus en plus inégale de par le monde (49,2 ans dans les
pays les moins avancés, contre 61,4 ans pour l’ensemble des pays en développement, et 75,2 ans
pour les pays développés). Un enfant sur cinq n’atteint pas 5 ans dans les pays les moins avancés.
Chaque année, plus de 20 millions de femmes connaissent des problèmes de santé liés à leur
grossesse. Six maladies contagieuses continuent de faire des ravages : le VIH / SIDA, le paludisme, la
tuberculose, la pneumonie, les maladies diarrhéiques et la rougeole.
Les maladies non contagieuses ont causé près de 60 % des décès dans le monde (30,3 % par maladies
cardiovasculaires, 12,6 % par cancers, 6,4 % de maladies respiratoires) et ces chiffres devraient
augmenter fortement à l’échelle mondiale : en 2020, la part de ces maladies, des accidents et de la
violence atteindra 80 % de la morbidité mondiale; le tabac à lui seul tuera plus de 10 millions de
personnes par an d’ici 2030. Ces maladies sont fortement liées à la forte commercialisation de
produits alimentaires malsains, la consommation abusive de tabac et d’alcool et la sédentarisation .
La violence domestique à l’origine de 5 millions de décès par an, les maladies mentales et
neurologiques et les décès liés aux accidents du travail sont également des problèmes de santé
publique importants et trop souvent négligés.
-> La qualité environnementale de base n’est pas accessible à une part importante de la population mondiale.
Plus d’un milliard de personnes n’ont pas accès à un approvisionnement en eau de qualité et 2,4
milliards ne bénéficient pas de conditions de salubrité correctes. Plus d’un milliard de citadins sont
exposés à des niveaux de pollution de l’air qui menacent leur santé et la pollution de l’air intérieure
due à l’utilisation de biocombustibles, de produits chimiques divers et de charbon chargé
d’impuretés concerne plus de 2 milliard de personnes et cause plus de 1,5 million de morts par an
(OMS, 2001). En outre, près de 30 % de la population mondiale souffre de malnutrition.

Tendances et défis pour l’avenir de la santé dans le monde

• La pauvreté
Elle demeure la première cause de mortalité dans le monde : elle est à l’origine de l’absence de
vaccinations des bébés, de l’absence d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, de
l’impossibilité de faire appel aux médicaments et services de santé, touchant particulièrement les
femmes isolées et marginalisées dans les zones de conflit et de violence.
• La dégradation de l’environnement
Les changements climatiques, l’appauvrissement de la couche d’ozone, la diminution de la diversité
biologique, la dégradation des écosystèmes et la propagation de polluants organiques résistants sont
autant de menaces environnementales qui pèsent globalement sur la santé dans le monde.
• Les effets des changements climatiques
Ils commencent à être visibles, même ‘il n’existe pas de schéma uniforme.
– Développement de nombreux vecteurs de transmission des maladies en raison de l’évolution
de la température et de la pluviométrie qui entraînent, par exemple, un changement de répartition
des eaux de surface et d’humidité qui auront des effets sur la distribution et la capacité de survie des moustiques. Des maladies telles que la dengue, certaines encéphalites et fièvres tropicales, vont
fortement augmenter dans les pays tropicaux.
– Modifications de l’approvisionnement alimentaire, à la fois du fait d’une évolution des
répartitions des ressources agricoles, mais aussi d’une fragilisation de la sécurité de la chaîne
d’approvisionnement, par l’accélération potentielle du développement de bactéries et microorganismes
dans les chaînes de production alimentaire, ceci favorisée par l’augmentation de la
température.
– Accroissement du risque de catastrophes naturelles en raison de la hausse prévue du niveau
des mers et de l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des évènements météorologiques
extrêmes (tornades, typhons, inondations, sécheresse) à l’origine de dommages croissants pour les
biens et les personnes.
– Fragilisation des populations les plus pauvres particulièrement exposées aux effets négatifs
du changement climatique, au Nord comme au Sud. En France, une redistribution des pathologies
entre hiver et été devrait s’opérer en hiver (maladies cardiovasculaires, affections respiratoires)
comme en été (intoxications alimentaires, nouvelles maladies).
• La commercialisation de produits nuisibles pour la santé
La mondialisation soulève de nombreux problèmes et notamment celui de la sécurité des produits
alimentaires (par rapport aux substances chimiques et aux micro-organismes) et les risques de
propagation de maladies d’origine alimentaire (ESB) face à une demande croissante générée par une
démographie galopante. L’application des biotechnologies ainsi que l’utilisation industrielle de
substances toxiques et dangereuses, suscitent des inquiétudes ainsi que leur intégration dans les
produits de consommation courante.
• Le vieillissement de la population mondiale
D’ici à 2025, les personnes de plus de 65 ans représenteront 10 % de la population mondiale (jusqu’à
300 % dans certains pays développés) ce qui s’accompagnera de nouveaux besoins en terme de soins
de maladies chroniques de longue durée avec un risque pour la viabilité financière des systèmes de
santé.
• La métropolisation et le développement accéléré d’agglomérations urbaines auront également
des incidences en terme de santé publique.
La densification de l’habitat et des activités humaines dans les territoires urbains, accompagné
parfois de flux migratoires soudains de populations touchées par des crises humanitaires ou
sécuritaires, concentre les phénomènes à l’origine d’une détérioration sanitaire : pollution
atmosphérique – et insécurité – liée aux transports routiers, nuisances sonores, surpeuplement et
stress, qualité médiocre de l’eau, élimination des déchets, risques technologiques et naturels en
zones urbanisées. Face à cette concentration d’enjeux, les collectivités peinent à assurer une gestion
globale et innovante, ce qui participe à l’apparition de nouvelles crises, de risques technologiques,
sanitaires et environnementaux nouveaux.

La Santé, l’urbanisation et le développement durable

Au 19ème siècle, l’amélioration de l’assainissement des villes et la lutte contre l’insalubrité des
logements notamment ont permis d’obtenir des gains notables en santé publique. Aujourd’hui, alors
que les trois-quarts de la population française vit désormais en zone urbanisée, on observe une
augmentation de pathologies attribuables pour partie à l’environnement urbain (asthme, diabète,
certains cancers), certaines populations étant davantage touchées en raison de leur situation sociale et environnementale. Il faut donc opérer un changement de paradigme et intégrer toutes les
composantes du développement durable et tout particulièrement de la santé et de la qualité de vie
des habitants et des usagers dans la mise en oeuvre de projets urbains et d’aménagement du
territoire. De nombreuses collectivités ont ainsi pris acte du fait que les choix de planification et
d’aménagement du territoire influencent la santé, la qualité de vie et le bien-être des populations.
L’intégration des enjeux de santé publique dans l’aménagement du territoire passe notamment par
un décloisonnement sectoriel afin d’améliorer les collaborations entre les différents acteurs des
champs de la santé publique, de l’environnement et de l’urbanisme afin de travailler ensemble avec
une finalité commune : le bien-être, la qualité de vie et donc la santé des populations.
Pour adopter des choix d’aménagement en accord avec les principes du développement durable
favorables à la santé et minimisant les risques, plusieurs axes de réflexions peuvent être envisagés :
• Aborder les projets avec une approche systémique des enjeux de santé, d’environnement
et de développement du territoire;
• Partager une culture commune et développer les compétences autour du concept
d’urbanisme favorable à la santé et des approches systémiques de la santé ;
• Encourager les partenariats et anticiper les facteurs ayant une influence sur la santé le plus
en amont possible dans le processus de décision ;
• Développer des outils qui permettent de questionner et d’évaluer la prise en compte d’un
ensemble de déterminants de santé qui soient adaptés aux objectifs et missions de chaque
responsable et acteur;
• S’appuyer sur la voie règlementaire de l’évaluation environnementale pour impulser plus de
santé dans les projets d’urbanisme.

-> Aménagement urbain et développement durable
L’aménagement du territoire, et plus particulièrement l’aménagement urbain, entrent en interaction
forte avec la santé des populations. En effet, l’état de santé d’une population ne dépend pas
seulement de la qualité du système de santé qui lui est proposé, mais d’abord et avant tout de ses
conditions de vie ainsi que de déterminants sociaux, environnementaux et économiques.
Un aménagement urbain répondant à l’attente de l’ensemble des acteurs du territoire en matière de
développement durable, doit donc croiser et intégrer un certain nombre d’enjeux et développer une
démarche novatrice, systémique et intégrée, sollicitant l’ensemble des parties prenantes et faisant
appel aux outils appropriés.
Les trois enjeux principaux – qui visent à la réalité d’une santé physique et mentale de l’ensemble des
populations – se rapportent tout-à-la-fois à l’environnement, à la qualité de vie et à la dimension
socio-économique et culturelle.
• Enjeu environnemental
Préserver et économiser les ressources
Promouvoir la qualité naturelle des sites
Favoriser la performance environnementale dans l’aménagement et la construction
Sensibiliser le public et les usagers
• Qualité de vie
Encourager les modes de transport doux
Offrir des espaces publics généreux et de qualité
S’adapter aux évolutions du climat
• Enjeu socio-économique et culturel
Mixité sociale, générationnelle, fonctionnelle
Prise en compte de la culture locale
Maîtrise des charges de l’usager
Maillage des infrastructures de santé
Une ville durable doit donc, pour répondre aux attentes des divers acteurs en matière de
développement durable, adopter un certain nombre de critères dont plusieurs ont un fort impact sur
la qualité de vie et la santé des habitants : s’inscrire dans une démarche de transition énergétique;
aménager une ville sobre et durable; associer tous les acteurs du territoire; construire une ville
attractive et avec une bonne qualité de vie; développer de bonnes pratiques environnementales.
– S’inscrire dans une démarche de transition énergétique
. Réduire les consommations d’énergie et développer la production d’énergie renouvelable
afin de limiter la pollution de l’air;
. Avoir une gestion raisonnée de l’eau et veiller à une bonne qualité de la ressource en eau;
. Agir sur le patrimoine de la ville et de son territoire en favorisant l’éco-construction et l’écoréhabilitation
du parc privé et des logements sociaux afin de limiter les logements insalubres
ou aux coûts de fonctionnement élevé;
. Mener des opérations innovantes sur le thème des réseaux intelligents (smart grids) et de
l’apport de sources d’énergies locales et renouvelables.
– Construire et aménager une ville sobre et durable :
. Construire une ville maillée d’éco quartiers favorisant la qualité de vie et la solidarité entre les
habitants;
. Favoriser les modes de déplacements doux/alternatifs;
. Porter l’ambition facteur 4 des GES pour 2050 dans les procédures d’urbanisme;
. Prendre en compte l’adaptation au changement climatique.
– Associer tous les acteurs du territoire et faire de chaque habitant un acteur du Plan Climat Énergie
Territorial (PCET) :
. Réaliser un bilan carbone actualisé;
. Réduire les émissions de GES;
. Changer les comportements des habitants;
.Conforter la gouvernance, la concertation et la coopération.
– Construire une ville attractive et avec une bonne qualité de vie :
Végétalisation abondante du site (toitures, espaces verts);
Utilisation facilitée des modes de déplacements doux;
Confort acoustique et thermique pris en compte dans la conception des bâtiments;
Anticipation sur le classement au bruit des voiries;
Confort visuel et esthétique.
– Développer de bonnes pratiques environnementales
. Maîtrise des déplacements motorisés et de leurs impacts;
. Aménagements pour le tri des déchets et éducation des usagers;
. Sobriété énergétique dans la conception;
. Éco-construction et limitation de l’empreinte carbone.
Les deux exemples suivants permettent d’illustrer l’importance de la prise en compte des concepts
du développement durable pour améliorer la qualité de vie et contribuer à une meilleure santé des
habitants.

-> Exemple du lien entre espaces verts et santé :
On a mis en évidence de multiples bénéfices des espaces verts sur la santé et sur la qualité de vie des
populations. Ces relations entre espaces verts et santé sont complexes puisque de nombreux facteurs d’ordre
environnemental, social et comportemental interviennent.
L’analyse de l’impact des espaces verts sur la santé s’organise autour de trois variables (Accessibilité,
Esthétique et Aménagements) qui vont conditionner la nature, la force et le sens des liens entre espaces verts
et santé. Chacune de ces variables est définie par un ensemble de caractéristiques (dimension de l’espace,
qualité paysagère, essences végétale, infrastructures associées,…) qui vont aussi bien influencer l’usage et la
fréquence d’utilisation de ces espaces par les individus que la capacité de ces espaces à constituer des
régulateurs environnementaux (services éco-systémiques).
Les espaces verts constituent en effet de véritables leviers de promotion de la santé des populations dans la
mesure où ils :
– Encouragent la pratique d’activités physiques d’extérieur ayant pour conséquence une amélioration de
la santé physique
– Offrent des opportunités de loisir et de détente et participent à l’amélioration de la santé
mentale et le bien-être grâce à une réduction du stress et à meilleure capacité de récupération de la
fatigue psychologique;
– Augmentent la longévité des ainés et encouragent les liens sociaux, tout particulièrement chez les
personnes à plus faibles revenus
– Contribuent à la réduction des inégalités de santé.
C’est précisément en agissant sur ces caractéristiques que le décideur va plus ou moins indirectement
influencer l’état de santé et la qualité de vie des populations.

-> Exemple du lien entre biodiversité, écosystème et santé
L’amélioration de la santé humaine a été également reliée à la biodiversité et aux bons
fonctionnements des écosystèmes et aux nombreux services rendus par ces derniers.
La biodiversité, les écosystèmes en général et les nombreux services rendus par ces derniers en
termes de fourniture de biens et services contribuent également, par leur bon fonctionnement, à
l’amélioration de la santé, particulièrement en termes de régulation du climat, de maintien de la
qualité de l’air, du cycle de l’eau, de la pollinisation,…
Au-delà des impacts immédiats et à court terme, les changements environnementaux à plus long
terme, comme le réchauffement climatique, peuvent porter atteinte à la sécurité et au bien-être à
travers l’augmentation des risques des vagues de chaleur, d’inondations et des maladies à
transmission vectorielle.
Grâce à une meilleure compréhension des services éco-systémiques, les bénéfices des écosystèmes
naturels sur la santé sont de mieux en mieux reconnus et devraient encourager une évolution des
pratiques vers une approche plus globale, positive et intégrée des problématiques, en milieu rural
comme en milieu urbain..

Conclusion

Chacun reconnaît aujourd’hui que les choix de planification et d’aménagement du territoire
influencent la santé, la qualité de vie et le bien-être des populations et nombreuses études
apportent aujourd’hui des éléments de preuve de l’impact de ces choix sur certains déterminants de
santé.
Les problématiques de santé telles que l’obésité, l’asthme, les inégalités de santé, les troubles de la
santé mentale (stress, dépression…), l’exposition aux agents délétères (substances nocives, bruit,…),
constituent autant d’enjeux contemporains de santé publique étroitement conditionnés par la
qualité de l’environnement urbain.
Cependant, en raison de la complexité des liens existant entre les nombreux déterminants de santé
et les différentes dimensions de l’urbanisme et plus particulièrement l’aménagement urbain, la
déclinaison de ces connaissances scientifiques en action de terrain constitue encore un véritable défi
à relever comme le prouve le fait que les considérations de santé publique ne sont que très
partiellement prises en compte dans les documents de planification urbaine et les projets
d’aménagement.
L’intégration de ces enjeux de santé publique dans l’aménagement du territoire passe par une
amélioration des collaborations entre les différents acteurs des champs de la santé publique, de
l’environnement et de l’urbanisme. En effet, en raison d’un système d’organisation des institutions
très sectorisé, des procédures administratives cloisonnées et d’un mode de gouvernance complexe
des politiques publiques territoriales, ces champs n’ont que peu d’opportunités de travailler
ensemble malgré une finalité bien commune : le bien-être, la qualité de vie et donc la santé des
populations. Ce défi
Le défi est donc celui de réussir une démarche reposant sur l’adoption d’un processus qui intègre
simultanément l’ensemble des acteurs dans un cadre élargi :
– Intégration de la démarche à l’échelle de l’ensemble de l’agglomération et des territoires qui lui
sont associés avec une transversalité des approches et un décloisonnement des expertises.
– Mise en place de Partenariats novateurs entre les divers acteurs publics et privés à tous les
niveaux, y compris à celui du citoyen.
– Prise en compte des technologies innovantes dès la conception du projet.

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